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Insécurité au Burkina : Les 6 profils de terroristes selon Albert Ouédraogo

Premier exercice du genre depuis qu’il est arrivé à la Primature, le chef du gouvernement, Albert Ouédraogo, a accordé un entretien à la télévision nationale et à Oméga média qui a été diffusé le 23 août 2022. Le premier ministre a, au cours de ce rendez-vous télévisuel, dressé le profil des terroristes au Burkina.

Les journalistes Jean-Emmanuel Ouédraogo et Paul Miki Roamba, ont d’abord évoqué avec le Premier ministre son parcours, notamment ses années militantes au sein de l’association des élèves du secondaire de Ouagadougou (AESO), dont il faut le président entre 1987 et 1988, et à l’ANEB. Un parcours qui selon lui n’est pas paradoxal avec sa fonction actuelle dans la mesure où ces structures ont été pour lui une école et ont forgé son patriotisme et son courage. Dans la même veine, Albert Ouédraogo estime que venir du privé est même un atout pour lui à la tête du gouvernement. » Quand j’étais consultant, la plupart de mes clients étaient des structures publiques. J’ai travaillé avec presque toutes les structures. Aujourd’hui, je suis donc à l’aise », a-t-il indiqué, se désolant au passage de constater que certains agents n’aient pas pris la pleine mesure de l’urgence de l’heure.

Sur la question de la lutte contre le terrorisme, priorité de son gouvernement, le Premier ministre a égrené les différentes mesures prises par son gouvernement, notamment l’interdiction de certaines motos de grosses cylindrées, la création des zones d’intérêt militaire et la création des BVDP. A ce sujet, il a indiqué qu’on tend désormais vers des brigades communaux. Et le gouvernement table sur 304 communes. De même, les VDP devront désormais disposer d’un salaire mensuel entre 50 000 et 60 000 le mois, au lieu de 200 000 par mois par groupe de 10 comme cela se fait en ce moment.Sur l’identité de ceux qui attaquent le pays depuis maintenant 7 ans, le chef du gouvernement a identifié deux groupes sans les nommer. Un premier groupe selon lui est actif dans le Sahel et un second actif à l’intérieur du pays. « Au début, c’étaient des étrangers, aujourd’hui la plupart ce sont des Burkinabè », a t-il expliqué avant de dresser les types de profils de terroristes.Il y a, à l’entendre le religieux qui veut instaurer un califat, le défenseur dont la communauté a été victime d’exactions, le suiveur qui intègre les groupes armés par effet de mode, l’opportuniste ( les bandits ) et la victime contrainte, enrôlée, lui, de force. Moins connues par contre sont leurs revendications.L’autre levier que veut enclencher le gouvernement pour venir à bout du fléau, c’est le dialogue. Une dizaine de comités locaux de dialogue sont ainsi déjà fonctionnels et produisent des résultats selon ce qu’il a soutenu. A travers ce dialogue, il ne s’agit pas de marchander quoi ce soit, a informé Albert Ouédraogo. » Nous pouvons garantir la sécurité de ceux qui déposent les armes et garantir leur réinsertion », a t-il expliqué, précisant que des centres de réinsertion étaient en construction.Par rapport au débat sur le partenaire idéal pour le pays, Albert Ouédraogo a indiqué que le Burkina est désormais dans la logique de diversification quitte à froisser des partenaires historiques. Il s’est dit « comme tous les Burkinabé » indigné par les récents propos polémiques de l’ambassadeur de France au Burkina Luc Hallade. « Ce sont ce qui n’ont pas compris que la jeunesse africaine a pris conscience qui sont les vrais idiots « , a t-il lancé.

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