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Dénonciation de l’accord militaire d’installation de base française au Burkina Faso: selon le gouvernement burkinabè, c’est prévu par l’accord.

Depuis l’indépendance du Burkina Faso en 1960, aucun accord d’établissement militaire avec la France n’existait. Cela jusqu’au 9 janvier 2015, date de la signature d’un accord d’installation de base militaire de la France au Burkina Faso sous la période de la Transition du président de la Transition Michel Kafando qui cumulait le poste de ministre des Affaires étrangères.

Après les élections présidentielles de 2015, le président élu Roch Marc Christian Kaboré a procédé au renouvellement dudit accord militaire avec la France en mars 2018 à Paris.

Cet accord militaire avec la France visait à lutter contre le terrorisme au Burkina Faso.

Depuis huit ans, le Burkina Faso est ainsi occupé par une base militaire étrangère composée de forces spéciales françaises.

L’article 16 de cet accord prévoit une possibilité de dénonciation dudit accord militaire par chaque partie signataire après un préavis d’un mois.

Il faudrait signaler que cet accord militaire avec la France tord le coup aux dispositions de la Constitution burkinabè qui interdit l’établissement d’une base militaire étrangère au Burkina Faso.

Depuis la signature dudit accord d’installation de la base militaire de la France, le terrorisme n’a fait que prendre de l’ampleur au Burkina Faso. Les morts militaires et civils, les personnes déplacées internes (PDI) et la crise humanitaire croissent de jour en jour.

Cette aggravation de la crise sécuritaire a conduit le gouvernement burkinabè de la Transition sous le magistère du capitaine Ibrahim Traoré a envisagé une plus grande mobilisation populaire pour contribuer à endiguer ce phénomène dans le pays.

Aussi, ce sont les Burkinabè eux-mêmes qui devront prendre le taureau par les cornes et se charger de combattre l’ennemi djihadiste-terroriste et recouvrer l’intégrité territoriale de notre pays.

Après plusieurs mois de manifestations pour dénoncer l’inaction de l’armée française et son inefficacité à réduire l’expansion du terrorisme au Burkina Faso par une grande majorité de la population, le gouvernement de la Transition sous la présidence de Ibrahim Traoré a décidé, le 18 janvier 2023, de dénoncer officiellement cet accord militaire avec la France.

Le président français Emmanuel Macron, réagissant à ladite dénonciation par la partie burkinabè, a laissé entendre que cette dénonciation burkinabè était flou, et il attendait beaucoup plus de clarification sur ce sujet par le Burkina Faso.

De nouveau, le 24 janvier 2023, le porte-parole du gouvernement burkinabè a de nouveau pris la parole pour davantage confirmer cette dénonciation de l’installation de la base militaire de l’opération Sabre à Kamboinsé, localité située à la périphérie de la capitale Ouagadougou.

Il a notamment rappelé que cette dénonciation n’est liée à aucun événement particulier, sauf que les Burkinabè ont décidé de se charger par eux-mêmes de combattre le terrorisme. De même, le pays a décidé de diversifier le partenariat dans la lutte contre l’hydre djihadiste-terroriste..

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